Notre méthode

On ne te dit pas quoi croire. On te montre les mécanismes qui rendent une info trompeuse, pour que tu les repères seul. Voilà comment on s'y prend.

Six questions, toujours les mêmes

Ce sont les réflexes que le jeu veut installer. Chaque mécanisme et chaque carte se rattache à l'une d'elles.

  1. Qui ?Qui parle ?Auteur identifiable, compétence réelle sur ce sujet, intérêt à défendre.
  2. D'où ?D'où ça vient ?Source primaire citée et retrouvable, citation complète.
  3. Quand ?Quand et où ?Date d'origine, lieu, contexte de l'image ou du chiffre.
  4. Combien ?Que disent vraiment les chiffres ?Échelle, période, base de calcul, taille de l'échantillon.
  5. Donc ?Le raisonnement tient-il ?Lien logique entre les faits et la conclusion, alternatives oubliées.
  6. Et moi ?Qu'est-ce que ça me fait ressentir ?Colère, peur ou indignation immédiate, envie de partager tout de suite.

La sixième sert d'alarme : une forte émotion est le signal pour se poser les cinq autres avant de partager. Les gestes qui répondent à chacune : vérifier une information en six questions.

Comment une carte est faite

  1. Chaque jour, un plan tiré à l'avance fixe les cinq cartes : un mécanisme, une réponse, un format. Un modèle d'IA les écrit.

  2. Les faits réels sont cherchés en ligne : celui de chaque carte vraie, et ceux qu'une explication affirme. Un automate ouvre chaque source avant publication ; une carte vraie sans source vérifiée ne part pas.

  3. Les cartes sont publiées aussitôt. L'équipe les relit ensuite : les faits, les chiffres, les sources, la neutralité.

  4. Les fiches des mécanismes, elles, ne sont publiées qu'après une vérification et une relecture par une seconde personne.

Une seule erreur coûte toute la crédibilité. Quand il y en a une, elle est dite sur la page Erreurs corrigées.

Un équilibre visible

Les exemples sont pris dans tous les camps politiques et sur des sujets variés : santé, argent, écologie, IA, politique, faits divers, sciences. Chaque semaine, on vérifie que la balance tient. Les exemples réels sont reformulés ou recréés ; personnes, entreprises et médias des exemples fictifs sont inventés, et jamais un particulier n'est visé. Les photos des cartes sont recréées, elles aussi : aucune n'est une vraie photo.

Ce qu'on ne fait pas

  • Pas de verdict à croire sur parole : un outil qui dit « vrai » ou « faux » demande de lui faire confiance à la place des médias.
  • Pas de compte, pas de publicité, pas de pisteurs, pas de bandeau cookies : il n'y a rien à consentir.
  • Pas de morale : personne ne se fait avoir par bêtise, tout le monde se fait avoir par mécanisme.

Qui parle

Œil critique est porté par EXP4. La vérification et la relecture sont faites par l'équipe et des personnes de son entourage. Les parcours par famille :